Dans notre société qui prône le culte de la beauté, la chorégraphe nous fait partager sa vision de la vieillesse et les défis à relever face à une société d’exclusion. Avec trois danseuses hip-hop, elle esquisse avec tendresse, nostalgie et humour, trois portraits de femmes, qui voient poindre les effets du temps qui passe. Alors que l’on croit que le corps ne parle plus lorsque l’on vieillit, les danseuses se débrident et expriment leur fantaisie, pour nous rappeler que la vieillesse n’est pas une pathologie.
Elles évoluent sur des musiques jazz des années 20-30 « rafraîchies » par des rythmes hip-hop donnant un mélange surprenant de styles. Charleston, Shim-sham, Tango et Valse croisent l’énergie généreuse des danses urbaines.
Ces deux formes peuvent être présentées séparément ou couplées afin d’offrir un spectacle plus varié. De plus, la compagnie offre également la possibilité de clôturer les extraits par deux danses participatives avec le public, métissant danse hip-hop et danses populaires des années 20-30 (durée : 10 minutes), toujours dans une dynamique de créer un moment d’échange et de partage avec les spectateurs.
Ces deux formes se dansent dans un espace flexible de 6 mètres sur 4 mètres de profondeur. La compagnie s’adapte à l’espace et n’a pour seul décor que 3 chaises et 1 table.
Séverine Bidaud défend dans Je me sens bien un message humaniste d’échange, de partage et de solidarité entre les générations :
« Avec ce spectacle, j’ai voulu imaginer et retranscrire les contraintes physiques, psychologiques et émotionnelles, que peut engendrer la vieillesse dans un corps dansant.
C’est un voyage sur la mémoire du corps et de l’esprit, où les temps glissent et s’entremêlent. J’ai éprouvé le désir de mettre en lumière nos aînés et leur richesse, d’évoquer avec poésie et légèreté la volonté, et ce malgré cette machine qui s’essouffle, de danser encore sa vie à 80 ans… »