Après avoir mis sa sensibilité au service d’un sujet rarement abordé par les danseurs du genre (la vieillesse avec « Je me sens bien »), la compagnie de danse hip-hop 6e Dimension revient avec sa nouvelle création, qui souligne avec humour et poésie, notre rapport au temps, à l’autre et aux objets.
Cette fantaisie chorégraphique dresse, de manière tendre et légère, quatre portraits de femmes, désireuses de sortir de leurs tracasseries quotidiennes, de s’échapper, s’évader de leur rythme de vie effréné.
A travers cette pièce, la chorégraphe traite d’une nouvelle forme de solitude apparue au cours des dernières décennies : une solitude plus subjective, ressentie, correspondant plus à un sentiment qu’à une réalité.
Aux côté de ces femmes évolue un homme. C’est un être fantasmé, rêvé, un homme parfait ! Non, un homme robot, multifonctions, utilitaire, pratique, réconfortant, susceptible de répondre aux exigences des femmes et conçu spécialement pour les satisfaire.
Un scénario aberrant largement inspiré des robots androïdes / humanoïdes qui existent au Japon, véritables auxiliaires de vie pour les personnes âgées. Quoi de plus déroutant que d’attribuer un rôle social et affectif à un robot, pour pallier au déficit de contacts humains ?
A l’ère de la connexion ininterrompue, des rencontres virtuelles sur internet, la pièce révèle, à sa manière, les contradictions d’une époque.